Expatriation : les profils hautement qualifiés de plus en plus ciblés !

La mobilité internationale continue d’évoluer rapidement. En 2026, plusieurs destinations majeures ajustent leurs politiques d’immigration afin de mieux cibler les profils qualifiés, tout en renforçant les exigences imposées aux employeurs.

Pour les équipes RH et Global Mobility, ces évolutions ont une conséquence très
concrète : la faisabilité d’une expatriation doit désormais être évaluée au regard de ces nouveaux critères.

Executive Relocations vous fait le point sur trois destinations à surveiller : Australie, Singapour et Royaume-Uni.

Australie : Des seuils de rémunération relevés depuis le 1er juillet

 

L’Australie reste une destination particulièrement attractive pour les talents internationaux, mais attention les conditions de sponsoring évoluent.

Depuis le 1er juillet 2026, les principaux seuils de rémunération applicables aux visas qualifiés ont été revalorisés de 3,8 %.

Le Core Skills Income Threshold est ainsi passé de 76 515 AUD à 79 423 AUD, tandis que le Specialist Skills Income Threshold est passé de 141 210 AUD à 146 576 AUD.

Ces nouveaux seuils concernent notamment les nouvelles nominations liées au Skills in Demand visa (subclass 482) et à certaines demandes sous l’Employer Nomination Scheme (subclass 186). Les nominations déposées avant le 1er juillet ne sont pas concernées par cette revalorisation.

Une rémunération qui permettait hier de sponsoriser un collaborateur peut ne plus répondre aux critères d’une nouvelle demande aujourd’hui.

Au-delà du visa lui-même, cela peut avoir un impact sur le package de mobilité, le budget de l’affectation et parfois même la faisabilité du projet.

Notre conseil : valider l’éligibilité immigration et le niveau de rémunération avant de finaliser le package d’expatriation.

Singapour : L’Employment Pass devient encore plus sélectif

 

Singapour poursuit sa stratégie : attirer des profils internationaux à forte valeur ajoutée tout en maintenant une forte complémentarité avec le marché du travail local.

Aujourd’hui, un candidat à l’Employment Pass (EP) doit atteindre le salaire minimum requis, mais également, sauf dans les cas d’exemption, satisfaire au système de points COMPASS. Ce système de points évalue des facteurs tels que le salaire, les qualifications, la diversité des salariés, et la contribution de l’entreprise à l’emploi local.

Et une nouvelle étape arrive déjà.

Pour les nouvelles demandes déposées à compter du 1er janvier 2027, le salaire minimum requis passera de 5 600 SGD à 6 000 SGD par mois dans la plupart des secteurs. Pour les renouvellements, ce minimum se verra appliquer dès 2028.

Dans les services financiers, il passera de 6 200 SGD à 6 600 SGD. Les seuils augmentent par ailleurs progressivement avec l’âge du candidat pour s’adapter à la situation des salaires dans le pays.

Les benchmarks salariaux utilisés dans COMPASS sont également actualisés régulièrement pour refléter les conditions du marché local.

Pour une mobilité vers Singapour prévue en 2027, la date de dépôt de la demande peut désormais avoir une incidence directe sur l’éligibilité du collaborateur.

Notre conseil : intégrer très tôt les nouveaux critères pour toute mobilité vers Singapour même prévue sur 2027.

Royaume-Uni : Les règles continuent d’évoluer

 

Le Royaume-Uni reste l’un des pays les plus attractifs pour la mobilité internationale, mais son environnement réglementaire continue de se transformer.

Le Home Office a publié le 9 juillet 2026 une nouvelle série de modifications des Immigration Rules, dont plusieurs dispositions sont entrées en vigueur entre le 30 juillet et le 3 août 2026. Elles concernent notamment les routes Skilled Worker et Global Business Mobility.

Parallèlement, les niveaux de rémunération restent un élément central de l’éligibilité. Les travaux officiels publiés en mai 2026 indiquent notamment un seuil général de référence de 41 700 GBP pour le Skilled Worker dans le cadre méthodologique retenu pour les métiers éligibles RQF6+. Les seuils spécifiques restent toutefois dépendants du métier et de la situation du candidat.

Le type de visa, le niveau du poste, le niveau de qualification, la rémunération et le calendrier de délivrance du Certificate of Sponsorship peuvent modifier l’analyse.

Notre conseil : vérifier chaque nouvelle mobilité individuellement, y compris lorsqu’un collaborateur a déjà été envoyé au Royaume-Uni par le passé.

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